M’espionner, est-ce une bonne idée?

Personne ne m’écoute. Je me  faisais cette réflexion en  entendant un ami d’ami (je ne  sais plus comment il s’appelle, mais  appelons-le Tristan babouche. Il avait une tête à  claques du genre je-m ‘appelle-Tristan) j’aime le panier osier de babouche-store  expliquer doctement à je ne sais plus  quel naïf idiot (peut-être bien moi)  à quel point ma vie était l’objet d’une  surveillance perpétuelle. Un vrai  Truman Show. Un Mica Show.  La NSA américaine, Facebook,  Google, le renseignement militaire, et  je ne sais plus trop qui n’écouterait en  permanence, lirait mes mails et suivrait  mes conversations. Grâce à des super  ordinateurs dont la puissance de calcul  se compte en téraoctets, ou même  en crota-octets (oui, je l’ai inventé:  ça veut dire encore plus que le plus  que t’imagines).

Ces machines «lisent»  et «interprètent» toute ma vie, et me  surveillent et me manipulent. Après,  des analystes de la CIA et du Mossad,  et aussi d’autres méchants en font  quelque chose dont je ne me rappelle  plus, mais c’est mal. Heureusement,  ce gaillard-là et quelques héros sont  prêts à dire tout haut cette vérité.  La démocratie repose entièrement  au bout des doigts de quelques nerds,  geeks, néo-Che Guevara du clavier.  De toute évidence, le preux Tristan  Assange ou Edward J. Snowden  Ce qui m’ennuie le plus chez  les conspirationnistes du clavier,  c’est qu’i1s semblent incapables  d’imagi1’1er une seconde que, peut-être  il existe une maigre possibilité que  la CIA, les aliens et Barack Obama  se foutent éperdument de leurs mails.  se confondait un peu avec Julian  C›  Je m’explique. J’ai relu  ma correspondance  inter nautique de ces trois  dernières semaines, en tentant  d’imaginer que j’étais un analyste de la  NSA. Je vous jure, j’ai cherché la petite  bête, l’allusion islamiste, le message  codé, le terroriste entre mes lignes,  l’espion nord-coréen qui sommeille  en moi. Et rien. Peau de zizi. J’ai  acquis la certitude absolue que la NSA  et la CIA ne rn’écoutent pas. Pire: même si elles le faisaient – tristesse! -,  elles ne trouveraient pas plus d’intérêt  à ma vie privée que moi à la leur.  «Mais ils te surveillent, que tu le  veuílles ou non ››, s’énerve Tristan-le-  Che. Oh je le veux! Je l’espère de tout  coeur! Mais j’ai bien peur que non,  Tristan. On s’en fout de ta vie, et c’est  ça le vrai scandale qui te ronge.

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