Fabrice Cohn, éditeur

Ta collection s’intitule  « Super 8 ›› : pourquoi ce nom ?  Fabrice Colin : C’est une triple  référence : au format de ciné amateur  lancé par Kodak en 1965 (clin d’œil  générationnel), au film de J. J. Abrams (un  Spielberg 2.0, qui synthétise à merveille  l’esprit de la collection) et au fait que  nous publierons huit titres par an.

Quelle est la ligne éditoriale ?  F.C. : Chaque fois qu’un polar ou un thriller  ou n’importe quel livre contemporain tend  vers le fantastique, nous sommes à l’affût.  Idéologiquement, ça va de La Route au  Festin nu, en passant par Moore, K. Dick  ou Murakami. Dès 2015, nous publierons  aussi un essai de Pacôme Thiellement.

Comment t’es-tu retrouvé àla tête  de ce projet, au sein de Sonatine ?  F.C. : Je suis auteur chez Sonatine -je  connais bien ces malandríns. Super 8 est  une structure indépendante mais Féquipe  est peu ou prou la même. Le credo : injecter  des doses massives de pop-culture déjantée  dans la littérature contemporaine.

Quelles sont tes premières  publications ? Sont-elles  programmatiques ?  F.C. : L’ADN Super 8, nous ne l’identifions  que quand nous l’avons sous le nez.  Parmi nos premiers titres : L’Obsession,  qui part sur les bases cl’un polar et se  transforme en piège conceptuel, Déchirés  (Breaking Bad meets The Walking  Dead), et L’Innocence, 1’histoire d’un ami  imaginaire vu par l’ami en question.

Comment travailles-tu pour repérer  les textes qui t’intéressent: lectures  personnelles, réseau d’indicateurs… ?  F.C. : Je trône au sommet d’une entité  tricéphale complétée par Marie Misandeau  et Arnaud Hofmarcher, le « nez ›› de  Sonadne. Nous nous ensevelissons  mutuellement sous des monceaux  de propositions issues d’agents ou de  fouilles virtuelles compulsives.

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