food trip a copenhagen

Un poisson confit dans une huile de pin qui vous chatouille  le palais, une feuille de betterave planquant un oignon grillé et  un maquereau vinaigrette, quelques cœurs de canards fondants  dans un porridge de seigle… Avec pas moins de dix-sept  étoiles au Michelin (Relae, Kadeau, Geranium…), un Cooking  Festival qui buzze chaque année et de jeunes tables abordables  qui ont fleuri plus vite qu’un radis (Pony, Stedsans, Congo…),  Copenhague est devenue une Mecque food et le nouveau lieu  de pèlerinage des gourmets étrangers. Depuis l’été dernier, on  se presse chez Amass, où Matt Orlando, ex-chef de Noma aux  côtés de René Redzepi, cultive sur place les fleurs, les herbes  et les légumes qui composent ses assiettes. Chez Kadeau ?  Les pattes de poulet grillées volent jusqu’à votre table dans  un nid – un vrai !-, quand les plats qui suivent égrainent le butin  d’une cueillette sur l’île de Bornholm. Et s’attabler chez Höst,  c’est soudain goûter au « hygge». Hy-quoi ? Rien à voir avec une  spécialité… mais le sentiment intraduisible en français de se  sentir bien. Un art de vivre en somme, dans lequel les Danois  excellent. « Hygge » (prononcez « Hu-gue »), comme une bougie  qui crépite sur une table en bois brute, une assiette en grès  qui n’attend plus qu’un coup de fourchette, un smØrrebrØd au  hareng revigorant et une balade à vélo. Visite d’une ville pleine  de spots « hygge» et « huge », pour un week-end gourmand.

  1. Une halte à TORVEHALLERNE MARKET  Repaire des foodies depuis son ouverture, ce food market  au cœur de la ville exauce toutes les envies: un kanelsnurrer  sur le pouce -ce roulé àla canelle que les Danois croquent  à toute heure-, du danish cheese et mille et une herbes  sauvages. Incontournable.
  2.  Un smarrebred chez AAMANNS  Cette tartine de pain noir (prononcez << smeurbreud») est  aux Danois ce que le sandwich baguette est aux Frenchies.  Pickels de radis et harengs fumés, rosbeef, oignons grillés…  Qu’importe le topping, toujours topissime ici, pourvu qu’on aille  croquer le nôtre près d’un canal, à quelques coups de pédale.  Øster Farimagsgade 10 (Aamanns.dk).
  3.  Une bière chez MIKKELLER 8: FRIENDS  Dans le quartier popu chic de Nwrrebro, la bande du Mikkeller  ouvert cette tanière à bières en bois blond brassant belles plantes  etjeunes Vikings. Si les 40 références à l’ardoise vous donnent  le tournis, demandez conseil à l’un des « beeristas» et ne partez  pas sans faire le plein au bootle shop, alignant mille et une  potions danoises ou étrangères, mais toujours arty et artisanales.  Stefansgade 35 (Mikke|ler.dk).
  4.  Une pause cocktail chez LIDKOEB  Dans cette ancienne pharmacie de Versterbro, on resterait bien  toute une vie. Pour sa déco scandi-chic, ses peaux de mouton sur  les banquettes, ses pichets à partager, son « biergarten» ensoleillé  et ouvert dès le goûter, et ses deux étages styiés – dont un sublime  grenier à whiskies – où l`on voit grimper les oiseaux de nuit.  Vesterbrogade 72B (Lidkoeb.dk).
  5.   Un déjeuner « locaflore ›› chez AMASS  Un jardin urbain que l’on contemple depuis la salle -et dont  la récolte égaye nos assiettes -, de grandes tablées, une carte  seulement et des couverts au centre que l’on se passe en papotant. ._  Bienvenue dans la planque cool de Matt Orlando (ci-dessus) -ex-  chef de Noma aux côtés du célèbre René Redzepi, et déjà proclamé  sensation food de l’année. Ne vous laissez pas décourager par le  trajet, ni par ce bloc de béton – un ancien entrepôt portuaire dans le  no man’s land des docks… lls font partie du voyage et de l’atmosphère  brooklynienne qu’a voulu recréer ici ce Ricain en exil. D’autant que  le maquereau vinaigrette twisté aux fleurs de capucines comme  la glace au foin vous font retrouver le Nord (env. 80€ le menu).
  6.     6. Un dîner « KADEAU ››  re restau de lîle de Bornholm, avec  a sa tête un trio de chefs «chasseurs  cuillères» se fournissant sur place, Kadeau  a ouvert une antenne récemment étoilée  près des canaux, à Christiania Sur les  étagères, des bocaux en rang d’oignons  (baies en pickles, miels d’écorce. . .). En  cuisine, le jeune Philip Scheel Grœnkjaer  (ci-dessus). Dans l’assiette: des chips de  lichen et pattes de poulet fumé à déguster  dans un nid… Autre option : foncer chez  Pony (ci-contre), son annexe à prix doux.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *