LES MONUMENTS CRIENT FAMINE

LES MONUMENTS CRIENT FAMINE

À la tête du Centre des monuments nationaux (CMN) depuis le 1°* juillet demier, Philippe Belaval, ancien directeur des patrimoines au ministère de la Culture, a présenté sa future politique pour l’établissement public, chargé de la gestion d’une centaine de monuments historiques (9 millions de visiteurs en 2011). Première priorité : rétablir la confianœ dans une maison «au bord de l’implosion››, selon la CGT. L’établissement a commencés dernières années sous la présidence houleuse d’Isabelle Lemesle un blocage du dialogue social dévoilé dans un cinglant rapport de l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) consacré à la souffrance au travail. Renouer le dialogue avec les 1 300 agents : c’est la première mission que s’est donc assignée le nouveau président, qui a entamé depuis l’été une tournée des sites. Comme tous les grands établissements culturels, le CMN doit par ailleurs se serrer la ceinture pour cause de coupes budgétaires. La direction a ainsi annonce une réduction de 2,5 % de son budget de fonctionnement et une baisse de son fonds de roulement. «Le CMI\T va devoir faire des économies et un effort d’imagination››, explique Philippe Bélaval. Ce demier a proposé de lancer une saison culturelle remaniée autour de thèmes liés à des personnalités ou à des événements, ainsi qu’une exposition d’art contemporain présentée à la Conciergerie å Paris, au moment de la Fiac. Pas sûr que l’effort d’imagination soit vraiment convaincant. En revanche, pour réduire les coûts Bélaval se rosse d’annuler certains  projets mais aussi d’étaler dans le temps les grands travaux, «l’urgence étant dictée par l’état  ‘ des monuments»

La restauration du Pantheon pourtant urgente se fera donc en plusieurs phases. Si le chantier du dôme a bien été lancé cet hiver pour un coût de 25 M€, ceux du péristyle et des décors extérieurs n’interviendront qu’à partir de 2015. Quant aux autres grands chantiers, ils sont pour l’heure maintenus. Le château de la Motte-Tilly ; fermé depuis zou, rouvrira cette année, ainsi qu’une partie de la Villa Cavrois de Mallet-Stevens. Le château d’Azay-le-Rideau (310 000 visiteurs par an), vaisseau amiral du réseau des monuments historiques et autre de priorité de Philip Bélaval va aussi connaître figran P PP › d`importants travaux (6 M€, dont 1,8 M€ consacrés à la restructuration du parc romantique). On le voit, les budgets sont contraints et l’urgence est partout, alors que l’engouement du public pour le patrimoine ne se dément pas.

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