Des mois d’hallucinations en boucle.

Des mois d’hallucinations en boucle, Le printemps sera cinétique ou ne sera pas… C’est Julio Le Parc qui ouvre cette valse des sens, au Palais de Tokyo. En parallèle à une expo- scission attendue sur l’héritage du merveilleux écrivain Raymond Roussel, le plus Parisien des Argentins enchante plus de zoo m’ de ses sculptures lumineuses, aptes à provoquer toutes les hallucinations, mais aussi de ses vastes installations immersives, qui irradient du sol au plafond : preuve de la rayonnante jeunesse de cet octogénaire toujours prêt à nous tromper l’œil.

Après ce sas de décompression, tous vos sens sont prêts à affronter l’assaut, au Grand Palais, d’une gigantesque exposition qui explore, de 1913 à nos jours, toutes sortes de jeux d’illusions. L’œil perpétuellement en mouvement, toujours déconcerté, vous voilà assailli par les brouillards chromatiques d’Olafur Eliasson et d’Am1 Veronica Janssens, les vertiges de Philippe Decrauzat, remis en perspective avec les expériences de leurs aînés : tous ceux qui ont fait partie de l’écurie de Denise René, comme Yaacov Again, Pol Bury oujesús-Rafael Soto, et plus loin encore les délires futuristes de Giacomo Balla ou les ballets ciné-mécaniques de Hans Richter. Jamais, sans doute, vous n’aurez eu ainsi l’œil en telle bataille ! Emmanuelle Lequeux  23 artistes invités à fêter les 30 ans des Frac leurs actions en faveur de la création contemporaine dépassent de loin la constitution d’une des plus importantes collections publiques au monde – en trente ans, les 23 Fonds régionaux d’art contemporain ont acquis plus de 26000 œuvres réalisées par 4200 artiste. Aussi leur anniversaire revêt-il une forme singulière, puisqu’il s’agit de proposer une carte blanche à un ou plusieurs créateurs pour imaginer des expositions ou Inventer des dispositifs à partir de chaque collection. Parmi les 23 élus figurent les artistes Marc Camile Chaimowic, Alain Decleroq, Laurent Montaron, Heidi Wood ou encore le désigne. J.L  Bronzes archaïques chinois Ils sont d’une force plastique prodigieuse.

Leurs flancs sont tapissés de masques surnaturels (l’inquiétant et grimaçant tacite) et de graphismes non moins mystérieux. Les bronzes archaïques chinois ont, de tout temps, fasciné les collectionneurs d’art asiatique parla variété de leurs usages et leur perfection formelle. Constituée depuis plus de cinquante ans par un amateur passionné et exigeant, cette infimes partie de l’extraordinaire collection Meiyintang sera dévoilée pour la première fois au public, dans les salles du musée Guimet. Transcendant leur dimension funéraire et rituelle, coupes à alcool et autres récipients se hisseront assurément au rang d’œuvres d’art B.G.-S.

PARIS – MUSÉE DU QUAI BRANLY DU 9 AVRIL AU 14 JUILLET

S’étirant sur près de 1700 km, l’archipel des Philippines a vu naître au cœur de ses myriades d’îles des cultures d’un raffinement extrême, encore totalement méconnues du public. C’est dire l’importance de L’exposition du musée du quai Branly, qui dévoilera l’ancienneté de l’archéologie, la beauté des parures, la complexité des rituels et le prestige de ces sociétés commerçantes ou guerrières. Parmi les chefs-d’œuvre issus des plus prestigieuses collections européennes, amarines et philippines, on admirera ainsi ces porteurs de coupe ou ces divinités du riz censées veiller par paire sur les semences et les récoltes, ces objets du quotidien (cuillères, plateaux, portes) d’un design irréprochable, ou bien encore ces coiffes de nacre, de perles et de coquillages qui rehaussaient le prestige de ces anciens chasseurs de têtes. On en frémit d’avance.

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